Soledad

On sort de crise et on s’en repend
De résolutions en longs serments
Le sang du Christ on le prend à nos dépens
Sans rémission, le précipice aidant

Si la soledad por aquì me da el vertigo, saltaré al vacìo

Et si dans ma chute je crache mes peines
On se rejoint, le même venin dans les veines

Ironie du soir, le sort de chacun suit son p’tit bonhomme de chemin
Errant bon train
Dabord on se remémore la crise de l’or et son entrain
D’accord demain nous appartient mais de nos mains dans ce décors
Il ne nous promet rien
Quizas me voy
Ahora soy

El sol me da… hoy aqui!
La verdad: ‘… siempre la luna’
Saltaré con tigo

Et si dans ma chute je crache mes peines
On se rejoint, le même venin dans les veines
On sort de crise, et tout fout l’camp!

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Moi je

Je squatte sur mon banc de laissés pour compte
Que Dieu me pardonne si je me saoule de son sang
Je n’ai pas de remord, de regret ni de honte
À survivre comme un soûl en dilettante
Pourtant je kiffe ce climat de vive insurrection
Et j’avance sans le moindre agissement
Parce qu’il n’est pas de remède contre autant d’oppression
Moi, je finirai tout autant sous mon banc

De là je crache au devant des rangs de la répression
Et je pisse sur les écrans de la prostitution

Il est encore temps de reprendre les devants
Et je pleure sur mon sort tant d’incompétence
Moi je me repens…. de mon temps… sur ce banc…
Moi je me reprends… et cherche les devants…
Il est encore temps de reprendre le chemin d’avant…
Et je pleure sur mon sort tant d’incompétence
Moi je…

Jour de Colère

La herse gronde
Le délire est sombre
Dans nos porte-voix
Qu’importe le nombre
Aux armes!… etc…
Plus personne à la ronde

On est seuls aux abois
À l’instar de ce monde
On est seuls et nos droits
Nos désidératas
Et nos Dies-Irae
On est seuls et la loi
Parfumée à la fronde…

De chats noirs en culs de champenoises
Et si la fronde se fonde dans la masse
On s’octroit l’espace
Une place à l’ombre
Sans encombre en négoce
Et la trombe est précoce
Mi-traitre, mi-dieu

Drop the fuck it is!
I think I’ll wait!
I will wait no more!

On est seuls aux abois
À l’instar de ce monde
On est seuls et nos droits
Nos désideratas
Et nos Dies-Irae
On est seuls et la loi
Parfumée à la fronde

Tristégo

Je n’vous maudirai jamais de mes maux,
De ceux qu’on vocifère tout de go
Les miens pourriront au fond de vos entrailles

Nos libertés dépassent vos suspicions
Nos coeurs agités vont souiller vos noms
Du sang de vos armes un jour de funérailles

Les riveraines dansent à moitié beaux
À voir de près les représailles
Les rêveries fondent à mollir en bataille

De poudre d’escampette en peine à garrot
Le don de la fièvre c’est mon triste égo
Les yeux dans les âmes à flinguer du bétail

Et les rivières flambent… putain, c’est beau!
À voir de loin certains détails
Les niaiseries fondent à finir en cobayes

Je n’vous maudirai jamais de mes maux
De ceux qu’on vocifère… triste égo

Une nouvelle Rumeur

Mes spasmes espacés de sarcasmes ne lassent et n’effacent pas la moindre
menace
Entérinant, exterminant entièrement la rumeur… celle qui nous rend
Néfastes, inefficaces ou sensationnels…
Elle est, elle est le temps, elle aime le temps, elle est dedans, elle aime…
Elle aime les gens quand le temps passe et comme le temps c’est de l’argent,
La rumeur dure longtemps…
Pendant que la rue se meure…
La rumeur dure longtemps…
C’est ce que l’on dit…
La rumeur dure…

Pour qu’elle passe sans heurt, mon heure, mon épitaphe
J’ai mes suées, j’ai mes pleurs, mes humeurs, mes orgasmes
Une tumeur, comme une douleur de trop
Une aubaine, un fardeau, c’est une couleur de peau,
J’ai la mienne, j’ai ma voix… ‘paraît que c’est ce que l’on dit
Qu’on chuchote par là-bas et qu’on ‘ragote’ jusqu’ici
Leur malheur, c’est ma douceur à moi…
T’as vu l’heure, j’ai bien peur qu’on s’rentre à pied chez toi…
Qu’importe le temps qu’emportent les gens,
La rumeur parlera, le remord sévira mais…
La rumeur parlera…

LaVie.com

Dans ce monde, tout un tas d’immondices et de mondanités nous inonde
Et je sais, j’ai ma bouée, je maintiens la barre, j’garde le cap et j’pique un
phare
Je sors de l’ombre comme un trouillard accouplé aux cours d’eau
Oh séant je sors de l’eau toujours la tête haute
Aux commodités ex-commanditées
Si on en ressort les yeux mouillés, c’est que nos vies sont connectées
« La-vie.com » c’est en somme comme un couloir à couper au hasard
Si le réseau nous fait défaut
Si je déconne ou si je ‘bug’
Si je ‘bug’ mes idéaux se cassent la gueule
Et si je gueule on ne m’entend pas…

Dans ce monde tout est là
C’est un cas d’inhumanité virtuelle d’autant qu’elles sont plus belles que
réelles
Et on se croit, et on se voit
On se transforme, on reste comme une armée d’infidèles égarés dans des
synapses réelles
Jusqu’à ce que le dernier de nos neurones rayonne
Ce rêve binaire, c’est ton ego
On reste comme à l’ère primaire, des rivaux
Et si je gueule on ne m’entend pas…

it’s up to you if don’t want it again
so you think you’re innocent again

06MAi20H00

Et ben voilà ça y est c’est mort, on s’est fait bouffer comme des prunes
Alors qu’il y a 5 minutes encore, nos noyaux leur castraient les urnes
On se voyait déjà dehors à manifester bonne fortune
Mais de flambeaux, putain de sort, on se contentera de flambées nocturnes
Dans nos banlieues de préférence
Histoire de leur donner bonne conscience

Et ben voilà on n’est plus sûrs que de nos incertitudes
Vous pouvez filer fière allure mais tout cela n’est que le prélude
Quant à l’égard de vos augures, on ne fera pas parler que nos plumes
On ne finira pas en pâture mais bel et bien sur le bitume
On se débarrassera de la censure, de la suspicion, de l’amertume
Vos partisans sous leur parure n’auront qu’à prier de coutume
Pour ne pas finir en nature, dans le plus simple des costumes
Voilà ce qu’il advient de ceux-là dont l’arrogance se met au service de l’ignorance

Pauvres de nous, pauvre de toi, pauvre Marianne, ta République est profanée

Et on nous gave de libertés, sécurités, autorités
Pour tous les pauvres gens d’en bas un nouvel Etat policier
Et comme en 1933 un nouveau ‘reich’ est proclamé
Qui fait fureur dans les quartiers mais pas les moins favorisés
Ceux qui rêvent d’américaniser les institutions, les armées,
D’une immigration maitrisée, de désespoir d’identité,
D’une immigration fascisée, de chemises noires, de chrétienté,
Qui crachent sur la révolution au nom d’une bonne situation,
Et s’empressent de pétainiser la tolérance et l’équité

Dans nos écoles les tabliers, et pourquoi pas les faire chanter
« le jour de gloire est arrivé », et quand bien même il soit loué
J’ai peine à croire que l’étendard soit levé…