Telle Qu’Elle

Il, troubadour, est de communs jours rentré las
De se retrouver – sinon les yeux – les pieds dans l’eau…
Une fois (n’est pas coutume) de plus en rester là…
L’amour parfois est un enfant de salauds…

Encore un prétendant au suicide passionnel…
D’abord une autre victime d’overdose de sentiments…
Encore un potentiel bistrot dans lequel
Il s’en va vider de très longs romans…
Il s’en va s’aviner…

La vie est là… Prends-la telle quelle…

Elle est belle, elle est douce, elle est profonde et fragile…
Elle a dans ses silences toute une raison qui se vide
Et tout l’enchantement d’un instant de souffrance…
L’innocence épargnant quelque envie de parricide…

Comme elle descendait de longs fleuves impassibles
Où vont danser la nuit les sirènes en démence…
Son choix d’y périr en était son instance…
Souviens-toi de l’entrée de la jeune fille en transe…

Quand de son beau bateau ivre de sens et naufrages
Elle se jette à l’eau froide et reste là,
Ne nage pas au-delà du temps mort en otage…
Celui d’un vieux radeau par l’invincible rage de l’amer…

La vie est là… Prends-la telle quelle…

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