La Chambre

D’une porte mi-close
Coule un halo
Une forte dose
Poudre ou garrot
Entrer dans la zone
Peste et caillots
Entrer en psychose
Quête ou ragots
Un affect de trop
Dépression
Oppression
Obsession la chambre
Celle de tous nos voeux
Celle de tous les enjeux
Que l’on voit les deux yeux
Mi-clos
Quelle qu’en soit la cause
La moindre névrose
Direction la chambre
Celle de tous les aveux
Celle de tous les envieux
Que convoitent les demi-Dieux
Que l’on voit tous les deux
Les yeux mi-clos

Prédateurs

L’air du temps tourne à la faveur
Des jean-foutres,
De nos labeurs,
Et si non sans peine,
Sans rancoeur,
Le sang des sans-gènes
Coule à contre-courant dans leurs veines
En évitant le coeur
Pourtant les coeurs saignent

Et si dans ce monde les uns pleurent
Quand d’autres sombrent
Ou attendent leur heure…
Ceux qui jouent des rênes,
Prédateurs,
Se jouent de nos peines
Et vivent à contre-courant leurs rêves
En méprisant les leurs
Pourtant ils saignent

Ils Heurtent

Et si ton vin tourne rance
Quand le mien en souffrance survit
À la pâleur de nos ardeurs
Aux moeurs

Nos cris ont cette arrogance
Qu’ont les râles de démence enfouis
Quand délétères ils désespèrent l’accord
Ils heurtent

Quand de nos nuits je peste à croire
Que de nos ivresses et déboires
On ne garde que des traces de rien
Que des traces de trois fois presque rien

Si ma raison se plaît à croire
Plus au flacon qu’au vieux grimoire
On suit les rails sans prendre l’entrain
Des rails sans train
Nos voeux dès lors se heurtent
Ils heurtent

Le Choix pour Tous

À l’évidence
Ceux-là se noient
Dans l’ignorance
Quelle intolérance!… (…)
Ce désarroi…

Be a voice not an echo my friend
You don’t have to play with all the world…
Be the rock not the echo my friend
You don’t have to pay for everyone
Be a rock again…

Bug

À déporter nos vies de leur cours…
Fi du sort qu’on nous assène…
Peine… Fille de bohème…

À trop courber l’échine on se tord le cou
De remords…
Rendre la sève belle
Et laide aussitôt…

Le Réseau

Dans ce monde, tout un tas d’immondices et de mondanités nous inonde
Et je sais, j’ai ma bouée, je maintiens la barre, j’garde le cap et j’pique un
phare
Je sors de l’ombre comme un trouillard accouplé aux cours d’eau
Oh séant je sors de l’eau toujours la tête haute

Aux commodités ex-commanditées
Si on en ressort les yeux mouillés, c’est que nos vies sont connectées
« La-vie.com » c’est en somme comme un couloir à couper au hasard
Si le réseau nous fait défaut
Si je déconne ou si je bug

Si je bug mes idéaux se cassent la gueule
Et si je gueule on ne m’entend pas

Dans ce monde tout est là
C’est un cas d’inhumanité virtuelle d’autant qu’elles sont plus belles que
réelles
Et on se croit, et on se voit
On se transforme, on reste comme une armée d’infidèles égarés dans des
synapses réelles
Jusqu’à ce que le dernier de nos neurones rayonne

Ce rêve binaire, c’est ton ego
On reste comme à l’ère primaire, des rivaux
Et si je gueule on ne m’entend pas

Une vieille Rumeur

Mes spasmes espacés de sarcasmes ne lassent et n’effacent pas la moindre
menace
Entérinant, exterminant entièrement la rumeur… celle qui nous rend
Néfastes, inefficaces ou sensationnels
Elle est, elle est le temps, elle aime le temps, elle est dedans, elle aime
Elle aime les gens quand le temps passe et comme le temps c’est de l’argent
La rumeur dure longtemps…

Pendant que la rue se meure
La rumeur dure longtemps
C’est ce que l’on dit
La rumeur dure

Pour qu’elle passe sans heurt, mon heure, mon épitaphe
J’ai mes suées, j’ai mes pleurs, mes humeurs, mes orgasmes
Une tumeur, comme une douleur de trop
Une aubaine, un fardeau, c’est une couleur de peau,
J’ai la mienne, j’ai ma voix… ‘paraît que c’est ce que l’on dit
Qu’on chuchote par là-bas et qu’on ‘ragote’ jusqu’ici
Leur malheur, c’est ma douceur à moi
T’as vu l’heure, j’ai bien peur qu’on s’rentre à pied chez toi
Qu’importe le temps qu’emportent les gens
La rumeur parlera, le remord sévira mais
La rumeur parlera